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‘closure’ - bilan de résidence

Tracer plusieurs lignes malléables invisibles entre l’écran, le corps et le studio, et le processus créatif




Entrevue


Amélie Rajotte : Comment ta documentation digitale sur linterface a nourri ton processus en studio et comment ces deux aspects se sont interreliés/entremêlés?


Lisanne Goodhue : La documentation a été comme un ancrage dans ma recherche. Quand on est en mode recherche, on peut s’y perdre, au travers des lignes de recherches mentales, conceptuelles, physiques, livres & références ; avoir un ‘board’ de recherche m’a aidée à garder un certain fil conducteur.


Aussi, de rendre mes éléments de recherche visibles et d’avoir à les partager m’a obligée à les vulgariser, et du même coup à les clarifier pour moi-même.


Avoir à créer un post m’obligeait à saisir les pointes récurrentes de ma recherche et de les maintenir à la surface - en faire un suivi conséquent. Les mots articulés sur linterface rebondissait ensuite en studio, avec mon-ma collaboratrice-teur Mei! Un genre de transfer digital into real life.


AR : Est-ce que ta résidence via linterface t'a apporté ou fait réaliser quelque chose de particulier?


LG : Comme l’articulation de la vie quotidienne se manifeste beaucoup de manière digitale ces jours-ci, mes actions quotidiennes se sont glissées assez facilement à l’intérieur de mon processus de création - je pense à mon voyage en train par exemple, comment ç'a été considéré comme une préparation logique à mon entrée en studio pour la Suède.


Aussi, d’avoir la résidence pendant un mois m’a permis de maintenir un fil conducteur, mais en n’ayant pas toujours accès à un studio. (J’ai eu 2 semaines de studio sur 4 semaines de résidence digitale.)


Linterface m’a permis de sortir des cadres habituels de partage digital tels qu'Instagram, Facebook et autres qui sont de bonnes plateformes je pense, mais ne permettent pas tout linterface ouvre la porte pour des allers-retours créatifs plus en profondeur.


Le fait de développer ou d'adapter mes matériaux dansés et textuels pour le format digital même si je ne me considère pas hyper-technologique moi-même , m’a nourrie et m’a intriguée. Ça m’inspire, ou me donne des idées pour revamper mon site internet, où comment penser/repenser ma présence en ligne par rapport à mon travail artistique.

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